Initiations surf à tarifs libres samedi 12 novembre à Siouville

Initiations surf à tarifs libres samedi 12 novembre à Siouville

Les jeunes compétiteurs du Cotentin Surf Club fraichement rentrés du championnat de France à Biarritz, se projettent déjà sur leur saison sportive 2023. Pour l’entamer de la meilleure des manières la “team Normandie” souhaite aller s’entraîner au Maroc durant les vacances de février. Ce trip entraînement permettra de couper un peu l’hiver et de surfer des tops vagues tous les jours sur une semaine. De quoi booster la motivation et donner un bon coup d’élan à la saison.

Pour alléger le coût financier de l’opération les jeunes ont des idées. L’une d’elle est de vous proposer des initiations à tarifs libres samedi prochain 12 novembre.

Les cours seront encadrés par les jeunes (et surveillés par un professionnel) et dureront 1h30. Tout le matos (planche et combi) vous sera prêté.

Deux horaires possibles: 10h30/12h00  et 14h00/15H30

Attention pour une question d’organisation nous vous demandons de vous pré inscrire sur la boîte mail du club: cotentinsurfclub@orange.fr

Les cours sont ouverts pour tous à partir de 10 ans.

La team Normandie vous réserve d’autres surprises pour samedi.

La top nouvelle est qu’en plus les prévisions nous annoncent des tops conditions…

Venez nombreux!!!

Bilan championnats de France 2022

Bilan championnats de France 2022

Les titres de championnes et champions de France 2022 ont été délivrés en deux temps pour des raisons de calendriers internationaux. Les titres en Sup surfing ont été délivrés en septembre à Montalivet. Le reste des titres a été comme d’habitude mis en jeux sur une semaine durant les vacances de la Toussaints à Biarritz.

Malgré une préparation difficile, le bilan sportif pour la Ligue de Normandie est satisfaisant. Il y a eu de très belles performances. Le titre surprise d’Elise Thiolent en SUP Surfing espoir alors qu’elle n’a encore que 14 ans. Bastien Prunier qui maintient sa 5ème place en SUP open ( les deux premiers français viennent tout juste de terminer 5ème et vice-champion du mone à Porto Rico pas plus tard qu’hier. C’est vous dire le niveau..).

Il y a la 5ème place de Pablo Herland en surf minime. On a rêvé d’une finale mais cette 5ème place est une solide performance pour Pablo. Le niveau des 4 finalistes est tout simplement le niveau international. Il n’est pas impossible que l’on retrouve un de ces garçons sur les jeux olympiques de 2028 ou 2032… Pablo a montré qu’il avait progressé sur sa gestion de série même en situation difficile. Il faudra maintenant progresser  dans certains aspects de son surf et dans les grosses vagues. La Normandie n’a tout simplement jamais eu un minime de ce niveau. C’est d’autant plus remarquable qu’il ne fait pas partie d’un dispositif sport/étude. Pablo passera cadet l’an prochain et cela va se corser mais avec du boulot rien n’est impossible.

Toujours en surf mais dans la catégorie open, on a eu la top performance de William Huaux qui se classe 17ème. Il laisse quelques très bons surfeurs derrière lui. Il a surtout réussi à élever son niveau de surf dans une série difficile et ainsi à montrer au plus jeune l’attitude nécessaire de guerrier prêt à se dépasser et à repousser ses limites.

Nous avons aussi logiquement , comme dans toutes les équipes, quelques petites déceptions. Cette année cela concerne le longboard. Nos longboardeurs et euses ont eu de très belles performances l’an passé et on pouvait espérer la même chose cette année. Sauf que la préparation n’a pas été optimale. Sur les 3, deux suivent maintenant des études loin des vagues et le temps passé sur le longboard a été très court ces derniers mois. Malheureusement pas de miracle face à des adversaires qui s’entraînent régulièrement. Néanmoins, Arthur Flament piqué au vif par sa contre-performance en longboard open parvient à se maintenir dans le top 10 en longboard espoir en se battant comme un lion. Arthur ne sera plus espoir l’an prochain. Carla Meunier, demi-finaliste l’an dernier, non plus. Ce sera plus dur en open sans aucun doute. Cependant il n’ y a pas là de raison valable pour ne plus performer. C’est juste une question de volonté…

Pour les autres catégories, nous savions que ça allait être difficile surtout avec les conditions plutôt solides de la compétition. Des places en repêchage sont possibles. Mais il faut  être physiquement prêt, réaliste, déterminé et concentré. Un championnat de France n’est pas l’affaire de séries de 20 minutes, ce sont des heures, des semaines, des mois et des années à s’entraîner et à passer dans l’eau dans tous types de conditions et pas seulement celles qui nous plaisent ou pas seulement quand on en a envie.

Nous n’avons pas encore de pôle France ou espoir, pas encore de section sportive en lycée, pas les mêmes conditions qu’en Guadeloupe ou qu’à Hossegor, pas encore la même émulation qu’à la Torche ou à la Réunion, mais si nous sommes décomplexés, si nous avons la patience, la motivation, l’envie, des accompagnants impliqués et des soutiens solides, on pourrait alors voir bien d’autres léopards sur les podiums nationaux.

La team Normandie à Biarritz, ce n’est pas qu’une dizaine de surfeurs. Ce sont les familles, les potes et les bénévoles qui se collent les 2000 bornes aller/retour pour accompagner, faire les courses, supporter, pousser, crier, fêter, rire, pleurer et partager tous ces moments si intenses lorsque les surfeurs et euses normands sont à l’eau. Ca fait partie intégrante du championnat de France et je peux vous dire qu’avec ou sans, ce n’est pas du tout la même chose.

Un grand merci à Laurent, FanFan, Maya, Nono, Nico, Manon, Robin, Max notre best porte drapeau, Christian, Lorena et Gilles, Lucia, Jules, Sophie et Philippe, Tom, Véronique et Thomas, Esteban et Rodrigues; les Normands expatriés: Nadège et Romy, Tony, JB, Jo, Gabin, Clara. Merci à Seb pour les déplacement de la  prépa . Mention spéciale pour “Jean Louch” maître logistique, metteur de points sur les i et accessoirement Président de la Ligue.

On remercie aussi les partenaires de la Ligue qui participent au financement de tous ces déplacements: La Région Normandie, l’Agence Nationale du Sport et la Fédération Française de Surf.

On a depuis hier le lieu des championnats de France 2023, à notre grande surprise la compétition aura lieu à … Biarritz!

Pour le moment un peu de repos mais dès le 19 novembre la saison 2023 commence avec le premier open de Normandie.

 

Tous les résultats:

Championnat surf et longboard Biarritz 28 oct au 3 nov

surf minime: Pablo Herland 5ème

Surf ondine cadet: Nina Herland 13ème

Surf cadet: Antoine Latrouitte 19ème

Surf ondine Junior: Suzanne Vol 11ème

Surf junior: Noah Agnel 19ème

Surf ondine: Suzanne Vol 19ème

Surf open: William Huaux 17ème

Longboard ondine espoir: Elise Thiolent 10ème et Carla Meunier 10ème

Longboard espoir: Arthur Flament 9ème

Longboard Ondine: Carla Meunier 10ème

Longboard open: Arthur Flament 19ème

Championnat de France de SUP surfing (septembre Montalivet)

SUP ondine espoir: Elise Thiolent 1ère: championne de France

SUP ondine: Elise Thiolent 7ème

SUP Open: Bastien Prunier 5ème

Costaud(s)

Costaud(s)

On entend souvent dire que le surf est plus qu’un sport. Nous confirmons, c’est d’abord un vrai sport, surtout aujourd’hui. Ca peut aussi être une profonde introspection. Notamment quand on vient de se prendre une raclée sous une vague de 2m50. Les prévisions étaient formelles, grosse houle longue et puissante pour mercredi. C’était bien le cas. Des mastards de 3 mètres au large et un véritable chaudron avec des mouvements d’eau permanents, des vagues lourdes et puissantes allaient mettre à l’épreuve les meilleurs jeunes français. La concentration était bien visible sur tous les visages ce matin. Ils sont bien tous aller au charbon, certains même plusieurs fois. Ils se sont tous fait plus ou moins démonter mais pas un n’a bronché. Chapeau bas messieurs, très bel exemple d’engagement et d’humilité. Encore plus pour ceux qui n’ont pas l’habitude de ces conditions et ceux qui se sont qualifiés pour la finale. Cesderniers  sont allés 3 fois dans le broyeur soit plus d’une heure dix à prendre des tonnes de flotte sur la tronche et à tenter de gérer l’effort. Les bras doivent être lourds ce soir. Mais quel boulot, quel spectacle!

Pour notre junior normand tout ne s’est pas déroulé comme prévu. Il faut dire que la vague siouvillaise ne se présente jamais comme ça. Après un premier surf d’échauffement dans des vagues très solides tôt le matin, Noah est motivé à faire le taf. Pas grand monde dans l’équipe n’envie sa place. Au moment de sa série, cela a encore grossi. La barre est quasiment impossible à passer devant le pic, les gars sont obligés de courir 300 mètres pour se remettre à l’eau au sud de la plage. (Au passage, respect au bodyboardeurs open qui ont  fait la compet plus au nord. Pas de passage pour eux, ils devaient tout prendre dans la tête pour aller au large. On vous suggère d’aller  sur surfingfrance pour voir les vagues de folie qu’ils ont eu). Le plan est donc simple pour éviter de trop manger, Noah doit être patient et prendre des vagues dont il certain qu’elles lui permettront d’assurer 2 scores. Sortir de l’eau après chaque vague et courir se remettre à l’eau au sud ( ce qu’ont fait tous les gars toute la journée à part deux ou trois énervés). La série est lancée et d’entrée, les 4 surfeurs se font ramassés par un gros set. Tout le monde a mangé et doivent speeder pour se replacer avant qu’un autre set arrive. Pas top pour la confiance ça. Dans ces conditions personne n’est à l’abris de casser sa planche ou de péter son leash. Là, c’est l’enfer pour sortir de l’eau, choper une autre board et retourner au shinning nom donné au sud la plage) pour repasser la barre. Les adversaires commencent à surfer. La tête de série montre qu’il  maîtrise et que physiquement, il est là avec 5 vagues surfées. 5 minutes d’écoulées, 10 minutes puis 15 minutes passées, Noah n’a toujours rien pris. Placé trop au sud pic, la team Normandie essaie de le replacer mais trop loin,  Noah ne voit pas. Merde, merde, merde qu’est-ce qu’il fait, qu’est-ce qu’on fait? Il laisse passer 3/4 vagues qu’il aurait pu prendre. Après coup il dira qu’il n’a pas vu les choses comme ça sur ces 3 vagues. Après tout, c’était bien lui qui était au “mastic”. A 5 minutes de la fin, il finit par en trouver une moyenne, elle a peu de potentiel mais il la surfe jusqu’au bord. c’est un petit score mais suffisant pour rester dans le coup. Le problème est qu’avec moins de 5 minutes il n’aura jamais le temps de retourner au large, il essaie quand même mais c’est cuit. Que de regrets, une manœuvre sur une vague aurait suffi. Noah est en colère, le coach aussi, on va attendre ce soir pour débriefer ça.

Fin de compétition pour la team Normandie, on fera un bilan dans les jours qui suivent à tête reposée. Avant d’aller roder un spot de repli, on regarde encore quelques séries et on voit partir au large les cadets… les gamins ont 15/16 ans et certains ont encore de tout petits gabarits. Ca ne bronche toujours pas, ils vont prendre des roustes sans sourcilier. Tellement talentueux et agiles sur ces vagues intimidantes que pour nous autres coachs, juges ou surfeurs de longue date, ces gamins inspirent le respect et même un peu de fierté. Chapeau les boys!!!

L’utilité de la prépa physique…

L’utilité de la prépa physique…

5ème jour de ce championnat de France 2022, les organisateurs ont décidé d’accélérer fortement le programme. En effet la houle a grossi toute la journée et ce n’est qu’un début. Il faut terminer la compétition avant jeudi et la tempête qui arrive. Ce fut donc un long 1er novembre pour la team Normandie avec le surf cadet fille et garçon et le surf junior ondine.

Il n’y a pas de vent mais la houle est désordonnée et assez courte. Cela s’annonçait donc physique. C’est Nina Herland en ondine cadet qui ouvre la journée. Elle trouve une petite gauche notée 2 points en début de série, elle en trouve une autre mais avec moins de potentiel. Les 3 autres filles sont un cran au-dessus en niveau technique mais surtout physiquement. C’est bien sur ce point que Nina va souffrir. Après cette deuxième elle va ramer jusqu’à la fin, faire un paquet de canards… et y laisser toute son énergie. Elle sort de l’eau battue et exténuée. Elle a tout donnée. Elle évidemment déçue mais dans ces conditions c’était un peu trop difficile  face à des filles bien mieux préparées. On verra d’ailleurs par la suite bon nombre de favoris passer au travers de leur série.

2 heures plus tard c’est Suzanne Vol qui va surfer en ondine junior. Sur le papier, il y a deux filles bien plus fortes et une autre à qui Suzanne pourrait disputer la place en repêche. La tête de série met très rapidement les choses au clair. La première place est pour elle. Elle est championne de France en titre et gagnera à nouveau le titre quelques heures plus tard. Pour les 2 places en repêche , il y a bagarre. Les filles n’arrivent pas à vraiment scorer. Suzanne est dans le coup, elle surfe quelques vagues mais ne se livre pas complètement sur ces manoeuvres ou chute sur la dernière. Suzanne dépense beaucoup d’énergie à la rame mais comme toutes les filles. Au final c’est très serré mais Suzanne laisse derrière elle la surfeuse bretonne mais aussi la martiniquaise qui pourtant est techniquement meilleure. Susu est 2ème de sa série, extra!

Dans la série de repêche, le niveau monte encore d’un cran, les vagues aussi. Pour se sortir de ça, il va falloir des bras, de la concentration et surtout de l’engagement. Malheureusement Susu va manquer un peu de tout ça. Elle ne démérite pas mais pour battre les filles dans  ces conditions il faut un peu plus que ça. Cela reste un beau parcours pour Suzanne qui a montré une très belle progression cette année et termine 11ème. Précisons tout de même qu’elle a commencé la compétition seulement en 2021. Vivement l’année prochaine.

Nous avons ensuite une longue pause ensuite avec la série d’Antoine Latrouitte en surf cadet. Alors que le spot à terre devient noir de monde, le spot dans l’eau devient un champ de bataille. Il n’y a pourtant pas de vent… Spot ultra technique mais avec quelques bonnes et 3 adversaires costauds, notamment le vice-champion du monde aux cuisses d’acier, la partie s’annonçait difficile pour Antoine. Pourtant Antoine est en phase avec le spot, il part sur plusieurs bonnes vagues. Les scores ne sont pas très élevés mais Antoine est bien là. A quelques minutes de la fin il dégotte une belle gauche. Il lui faut un 3,5 pour aller au repêche. Entre temps “cuisses d’acier a cassé le spot!!! Antoine doit exécuter une bonne manoeuvre sur cette bombe et ça peut passer. Mais Antoine ne tente pas le coup un peu impressionné par la lèvre menaçante de cette gauche bien juteuse. Il laisse filer sa chance et n’aura plus le temps d’en prendre une autre. Dommage le hold up aurait été parfait.

Fin de cette longue journée. Une grosse houle propre est annoncée pour mercredi, dernier jour.  L’engagement sera la qualité essentielle pour ce final. Noah Agnel sera le dernier normand à passer. On ne sait pas trop si on l’envie ou pas…

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Le réveil de la force… normande

Le réveil de la force… normande

On attendait une réaction du team Normandie et nous l’avons eu. D’abord en longboard espoir dimanche. Arthur Flament a solidement réagi lors de son premier tour. Il a trouvé rapidement ses deux scores avec des bons noses, ce qui lui a permis de prendre la tête de la série. Il la gardera jusqu’à 3 minutes de la fin. Son adversaire directe fini par trouver une vague avec deux noses. Arthur termine 2nd de la série synonyme de repêchage…  Dommage on était pas loin d’une qualification directe pour les demi-finales. En tout cas Arthur a su réagir suite à sa très mauvaise entrée en matière de vendredi.

La délégation Normande aussi a solidement réagi. Les deux léopards sont de sortis et surtout à chaque vague c’est toute la team Normandie qui encourage bruyamment son surfeur à l’eau. A tel point que ça fait quasiment autant de bruit que le clan réunionnais! Et pourtant ils en font du bordel…

Avant la série de repêche d’Arthur, ce sont nos deux espoirs ondines, Carla Meunier et Elise Thiolent qui vont passer une après l’autre. Toutes les deux vont connaître la même mésaventure. Sur un spot rendu très difficile par la marée basse, les filles sont au coude à coude avec d’autres pour essayer d’avoir une place en repêche. En effet, il n’ y a que les plus fortes qui arrivent à faires des noses. Manoeuvre indispensable pour espérer obtenir des scores correctes. Les filles se sont battues pour trouver des vagues mais elle échoueront de vraiment pas grand-chose. Elles sont très déçues mais c’est malheureusement la loi du sport. Il faut se relever et continuer d’avancer. La team Normandie a encore du boulot.

On doit enchaîner avec Arthur. Après les deux séries tendues des filles, l’affaire va encore être très serrée et stressante. Arthur est dans le coup sur toute la série, il se bat comme un lion, essaie de tirer le meilleur de tout ce qui ressemble à une vague. Malheureusement au coup de trompe il manquera 0,11 points à Arthur pour accéder aux demi-finales. Il termine 9ème. Cependant qu’on voit le niveau des demi-finalistes et finalistes on y trouve une certaine logique. Le spectacle de la finale espoir était superbe.

Les résultats sont décevants par rapport à l’année passée, mais nous avons retrouvé des surfeurs et surfeuses qui ont envie de se battre et tentent de faire ce qu’il faut.

Lundi matin, retour à la grande plage. Pablo Herland en surf minime va nous occuper toute la journée. Pourtant à 5  secondes près, on a bien failli ramasser le matos dès 10h du mat. Cette première série était assez facile sur le papier. Oui mais il faut surfer et c’est bien là qu’a été le problème. Les vagues ont littéralement fuit Pablo. Il y en avait quelques belles mais jamais là où été Pablo. Il a  déjà eu quelques grosses déceptions cette saison pour les mêmes raisons et c’était bien parti pour recommencer. Mais Pablo fini par trouver une petite miose juste avant le coup de trompe finale, poussé par les cris puissants de son team, il fera ce qu’il peut sur ce  truc jusqu’aux dérives dans le sable. Il lui faut 2,5, suspense, on va tous crever de stress… C’est finalement un grand ouf de soulagement, 2,77, Pablo ira en repêche. On jouait la qualif directe pour le tour 2, mais ce repêche nous ira très bien finalement.

2 heures plus tard, fini les blagues, les vagues ne vont pas nous faire le même coup à chaque fois? Le début de la série n’est pas optimal, mais Pablo fait le boulot et fini par trouver ses deux scores lui permettant d’aller en quart de finale. C’est la première fois pour un minime normand.

Ce quart s’annonce difficile, il y a du client. Les vagues sont belles, il y a même de temps en temps quelques perles parfaites. Il y a dans la série, le favori de la compétition. Le moins qu’on puisse dire est qu’être favori est un avantage certain. Pablo et les autres vont en faire les frais. Il n’est pas dans nos habitudes de critiquer le jugement, tâche ô combien difficile. Mais quand la cohérence n’y est plus c’est simplement rageant et inexplicable pour les coachs et les athlètes. Pablo a pris une bombe, parfaitement surfée (nous avons la vidéo), dans la tête du coach c’est clair c’est 7,5 ou un 8. La note sort à 6,07. Le problème est que la vague à une manoeuvre absolument quelconque du favori est sortie juste avant à 5,80! Qu’est-ce qu’on fait avec ça? Qu’est-ce qu’on dit aux jeunes surfeurs? Jusqu’à sa victoire finale ce gamin (qui n’y est pour rien et qui quoiqu’il arrive reste un excellent surfer) sera honteusement surnoté. Pablo obtiendra tout de même et heureusement son billet pour les demi-finales. Ce sera la dernière série pour lui, les deux martiniquais surfent bien et trouvent les meilleures vagues. Pablo fait ce qu’il peut mais surfe un peu en dessous et sur des vagues moins bonnes. Pablo termine 5ème français dans sa catégorie minime, c’est une super perf quand connait le niveau dans cette catégorie. Une finale aurait été magique, mais quand on voit le fiasco des notes en finale on se dit que ce n’est pas si grave. Bravo Pablo, tu as porté haut les couleurs du Cotentin et de la Normandie sur ce spot emblématique du surf français.

Demain mardi, la houle va grossir sérieusement et la partie s’annonce difficile pour nos cadets et juniors. Que la force soit avec nous.